mercredi 31 décembre 2014

RENCONTRE AVEC SOIZIC, MAITRESSE ET DIRECTRICE D’ECOLE DANS LE FINISTERE (29)




Je m’appelle Soizic, j’ai 32 ans, je m’occupe d’une école maternelle dans une petite ville du Finistère situé au bord de la mer. Je tiens à préciser que je suis Bretonne que je suis née à Quimper qui est à moins de 20 Km de l’endroit où je vis et travaille actuellement.

Comment avez-vous découvert la méthode B Onnis ?

Comme vous avez pu le remarquer, je suis Bretonne et fière de l’être ! Mon père était pécheur, mes frères et mon mari sont marins et je suis très attachée à la mer et tout ce que cela comporte : les bateaux, les poissons, le vent, les vagues… Ici on vit avec ça, nous sommes une des dernières régions ou l’on vit vraiment de la mer. La seule fois de ma vie où je n’ai pas habité au bord de la mer c’est durant mes études à Rennes et j’en ai été très malheureuse. La mer me manquait réellement. ! Heureusement j’ai pu être nommé dans ma région d’enfance et j’ai aussi pu assez rapidement devenir directrice de l’école. Je m’occupe aussi d’une classe de maternelle où il y a des enfants de trois à cinq ans. Mon petit frère passe beaucoup de temps sur Internet et c’est lui qui m’a indiqué qu’il y avait une nouvelle méthode qui proposait des exercices aux enfants en partant de la mer (le vol 3 les petits bateaux).

Et alors ?

Comme je vous l’ai dit, je suis, nous sommes très attachés à la mer : les enfants vivent dans cet univers et même si malheureusement la plupart devront partir ailleurs pour travailler et faire leurs vies, leurs racines c’est la mer et les bateaux. Je cherchais depuis longtemps un moyen de les intéresser à faire des exercices qui leur permettre de s’y identifier. Quand j’ai entendu parler de cette méthode, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai été voir les vidéos et j’ai trouvé que cela était parfait pour eux. J’avais raison parce qu’ils se sont aussitôt intéressés à ces exercices.

Vous m’avez indiqué que vous aviez adapté la méthode à votre environnement

C’était obligé ! La plupart des enfants ont des parents qui sont soit en mer soit qui travaillent dans des entreprises qui dépendent de la mer et des bateaux. Il fallait que j’adapte la méthode à notre réalité quotidienne. Par exemple pour les exercices j’habille les enfants en marinières, on donne des noms aux bateaux et l’on rencontre des poissons.J’ai même crée un exercice supplémentaire qui mime la pêche. Ils font ainsi des exercices avec des gestes qu’ils ont vu faire par leurs parents depuis toujours. Cela leur permet de pouvoir vraiment s’identifier avec ce qu’ils font.

Pensez-vous qu’adapter la méthode à votre propre environnement vous aide pour intéresser les enfants ?

J’en suis convaincu. Bon ici on est quand même dans une situation spéciale puisque la mer et les bateaux c’est une réalité économique, culturelle et sociale quotidienne. Je reste persuadé qu’à cet âge, les enfants ont besoin de repères qui leur permettent de s’identifier à la vie réelle. On ne peut pas toujours leur parler de rois, de princesses et d’animaux imaginaires. Quand le matin après les avoirs comptés (faire l’appel) on fait une séance, ils s’identifient à leurs parents qui font ces gestes-là quotidiennement : ils jouent à l’adulte !

Et votre adaptation ?

En ce qui concerne mon adaptation, je pense que Bernadette Onnis ne souhaite pas que l’on applique ses directives à la lettre, elle doit bien savoir que nous devons faire des modifications et des adaptations pour que cela fonctionne. D’après ce que j’ai pu lire ou écouter de ses propos il s’agit plus d’un état d’esprit que d’obligations. En faisant cela je ne pense pas « trahir »la méthode mais au contraire l’enrichir.

En tant que professionnelle de la petite enfance conseillez vous cette méthode ?

Bien sûr , sinon je ne travaillerais pas avec ! Dans notre cas précis, c’était vraiment le volume de la méthode qui s’appliquait à notre environnement quotidien. À partir de là intéresser les enfants étaient beaucoup plus faciles. Vous savez cette méthode m’a permis de faire travailler des enfants pour des exercices ou d’habitude ils sont plus plutôt rétifs. Les parents sont ravis, leurs enfants leur racontent qu’eux aussi ils sont en mer ou qu’ils déchargent des caisses de poissons. Cela leur permet de partager quelque chose avec leurs enfants.

Un mot de fin ?

Comme tout le monde, je pense faire un spectacle de fin d’année avec cette méthode qui est vraiment superbe. J’aimerais bien que la méthode dans ces futurs volumes s’intéresse aux régions. Mon expérience m’indique que les enfants se sentent à l’aise quand ils sont vraiment dans leur environnement régional. 

mercredi 24 décembre 2014

JOYEUX NOEL


TEXTE ENVOYE PAR NADIA MAITRESSE DANS L’EURE ET LOIRE (28)



Bonjour,

Suite à votre demande de témoignage sur les enseignants qui utilisent la méthode B Onnis je me permets de vous répondre par écrit.

Etant enseignante dans une commune rurale à côté de Chartres, il est parfois difficile d’avoir accès à de nouvelles techniques et des nouveautés pour nos classes. J’ai enseigné pendant plus de dix ans à Paris et je vois bien la différence ! Je suis dans mon nouveau poste que depuis septembre et chaque jour je remarque les changements que cela entraîne pour moi. Etre maîtresse dans une petite commune (1453 habitants) vous donne un statut et une proximité avec les parents beaucoup plus importants que dans les grandes agglomérations. Nous sommes tout le temps en contact avec eux.  Ils attendent beaucoup de nous et l’école est un petit peu au centre de la vie du village. Nous recevons les enfants qui viennent de « la campagne » autour, bien souvent des enfants d’agriculteurs qui ont parfois des difficultés à venir. Les parents attendent beaucoup de nous, autant pour l’instruction que pour la vie sociale. Je comprends maintenant ce que veut dire fermer une classe ou une école.

Dans ce contexte la découverte de la méthode B Onnis a été plus que bénéfique pour moi. C’est une ancienne collègue de Paris qui m’en a parlé au mois d’octobre. Elle me disait que c’était un outil parfait pour intéresser l’ensemble de mes élèves à la création d’un spectacle de fin d’année que l’on pourrait travailler toute l’année avec. Elle m’a fait écouter le volume 1 chez elle, j’ai trouvé ça super ! Je l’ai ramené avec moi et j’ai commencé à travailler dessus avec des élèves de grandes et moyennes sections (nés entre 2009 et 2010). Ils ont adoré !

Il faut savoir que dans ce type d’école, il y a un centre de loisirs qui commence à 7h30 le matin, la plupart des enfants arrivent entre 7 h 30 et 8h. Quand on commence la classe, ils sont déjà bien excités. Pour pouvoir les calmer, j’ai pris l’habitude de commencer la classe par une séance avec la méthode. Cela leur permet de commencer à se concentrer et de trouver leur place dans la classe. En plus d’apprendre à faire des mouvements, ils apprennent à se situer dans le groupe ! C’est fini les longues séances de gymnastiques où ils apprennent à faire des mouvements difficilement et ils préfèrent se pousser et chahuter entre eux. Avec la méthode, ils ont une discipline et une volonté de faire des exercices avec un entrain que je ne leur connaissais pas.

En plus les enfants, en ont parlé à leurs parents, qui m’ont félicité parce que leurs enfants avaient fait de très gros progrès. J’ai donc décidé de faire un spectacle pour la fête du village, en mai, autours du thème de la savane (Ndr :le volume 1 de la méthode), largement inspiré de la méthode B Onnis. C’est à la fois ludique et original.

J’ai déjà conseillé à plusieurs collègues autour de moi de se saisir de la méthode. J’ai été voir les différents vidéos sur internet et j’ai pu ainsi visualiser encore mieux le concept. Il s’agit d’une méthode parfaitement adaptée pour les enfants en bas âge. En tout cas mes élèves ont fait de gros progrès.


Bonne journée à vous 

lundi 22 décembre 2014

vendredi 19 décembre 2014

mercredi 17 décembre 2014

REPONSE D’ELISA, PROFESSEUR DES ECOLE (92)



Bonjour, pouvez-vous, vous présenter ?

Je m’appelle Elisa, j’ai 37 ans, je suis en couple avec le père de mes deux enfants et je suis institutrice en grande section de maternelle à Vanves en banlieue Parisienne

Comment avez-vous connu la méthode B Onnis ? 

C’est une amie qui est aussi institutrice qui m’en a parlée la première fois. Elle m’a indiqué qu’il y avait une méthode novatrice pour accompagner les enfants dans leurs exercices physiques. Elle m’a prêté un volume de la méthode (le vol 2 « les couleurs ») en me disant de l’écouter d’abord chez moi puis ensuite de l’adapter à ma classe. C’est ce que j’ai fait, je l’ai écouté, j’ai trouvé ça parfait pour des enfants de grandes sections de maternelles et depuis je travaille avec toutes les semaines ! Je pense essayer de faire un spectacle avec pour la fête de fin d’année avec les parents.

Qu’est ce qui vous a séduit dans cette méthode ?

Je suis institutrice en grande section de maternelle, c’est une année charnière pour les enfants : nous devons les préparer à affronter l’école élémentaire et tout ce que cela comporte : apprentissage de la lecture, de l’écriture, du calcul et surtout ils doivent beaucoup se prendre en main. Le choc est dur entre la maternelle et l’élémentaire, ils ne sont plus encadrés comme avant, chouchoutés… L’élémentaire c’est vraiment un autre monde ! Il faut leur donner les moyens de s’affirmer à la fois dans le langage parlé mais aussi dans le langage corporel. Nous devons tous les jours leur faire faire des exercices physiques et leur permettre de « dominer » leur corps ! Ils doivent apprendre eux même à se mouvoir dans l’espace et pour cela la méthode B Onnis me semble parfaite !

Pouvez-vous développer ?

En grande section ce sont des enfants qui ont entre 5 et 6 ans, ils ne maîtrisent pas totalement leur physique et leur corps. Là vous avez une méthode qui offre une série d’exercices dans un univers qui leur est dédié et auquel ils peuvent s’adapter voir d’identifier et avec lequel ils vont pouvoir faire tout les exercices nécessaires en s’amusant ! J’avoue que cela a résolu un certain nombre de mes problèmes à commencer par garder leur attention pour faire ces fameux exercices physiques ! 

Pensez vous que d’être dans un univers dédié est important ?

C’est capital ! Ils travaillent dans un monde imaginaire qu’ils ont construit à leur image : ils sont contents, ils peuvent vraiment rentrer dans l’histoire et ainsi je peux capter leur attention et les aider à vraiment se mettre en place dans l’espace.

Bernadette Onnis préconise qu’avant de commencer il faut leur raconter une histoire ou leur expliquer ce qu’ils vont faire et l’univers dans lequel ils vont rentrer.

Oui je sais, je l’ai lu ! Cela me parait obligatoire. Si vous voulez capter l’attention des enfants il faut faire appel à leur imaginaire. Avec moi ils se promènent dans l’univers des couleurs, on peut jouer avec ça, on peut les garder concentré pendant une bonne demie heure. Sinon c’est compliqué. Moi j’organise la séance dans le préau de mon école, il y a toujours du passage : la directrice, les dames de service, des visiteurs… Pleins d’éléments extérieurs qui peuvent les perturber et qui sont toujours plus intéressants que le cours. Depuis que j’applique la méthode ils sont concentrés tout le temps de la séance ! Et en plus ils font leurs exercices ! Que demander de plus ? Si j’osais je dirais que cette méthode nous « mâche » le travail, en tout cas elle m’aide beaucoup.

Avez-vous des résultats concrets ?

Les résultats sont simplement dans le fait que les enfants demandent à faire les séances et surtout je suis la seule maîtresse de grandes sections (on est trois !) à avoir des séances tranquilles et complètes sans cris, ni énervements.

L’importance de la musique ?

C’est très important ! Ce sont des mélodies qui sont parfaitement adaptées aux enfants et qui les aident à bouger ! Trouver l e rythme est capital pour des enfants de cet âge, et là ils l’ont trouvé naturellement en rentrant dans l’univers. Par contre je pense que la musique ne peut pas être dissociée des mouvements ! Eux en tout cas, les enfants l’ont parfaitement compris !

Vous conseillez donc la méthode ?

Comme outil pédagogique, oui absolument ! D’ailleurs pour aller au bout de ma logique, je pense avoir trouvé l’outil parfait pour un spectacle de fin d’année original ! Et en plus la méthode ne peut pas être dépassée puisque elle est parfaitement adaptée aux besoins qu’ont les maitresses de maternelles ont et qu’elles auront toujours : pouvoir aider les enfants à faire des exercices. Je pense d’ailleurs me procurer les deux autres volumes de la méthode (Ndr le volume 1 « la savane et le vol3 « les petits bateaux »).

Avez-vous une question pour Bernadette Onnis ?

Je lui poserai juste deux questions : comment as t’elle choisi ses univers et quels vont être les prochains ?


Merci beaucoup pour vos réponses. 

mercredi 10 décembre 2014

LA DANSE D'AMANDINE

Voici une nouvelle vidéo de la méthode B Onnis. Il s'agit de la danse d'Amandine qui est tiré du volume 2, les couleurs.

N'hésitez pas à réagir sur cette vidéo et poser des questions à Bernadette Onnis en lui écrivant à : 

contact@lamethodebonnis.com 



mercredi 3 décembre 2014

NOUVELLE QUESTION POSÉE



Bonjour je suis institutrice en CP, j’ai découvert la méthode B Onnis sur internet. J’ai vu qu’il y avait plusieurs volumes. Pouvez m’indiquer par lequel commencer  et quels sont les caractéristiques de chacun ?

Merci beaucoup

Bonjour,

Les trois volumes de la méthode B Onnis (La Savane, les couleurs et les petits bateaux)  forment un ensemble : elles couvrent toutes les techniques de la méthode. Il s’agit d’univers différents qui ont été sélectionnés en fonction des préférences des enfants : ils connaissent les animaux de la savane, les différentes couleurs ou comment se comporter sur un bateau. Ils sont ainsi à l’aise pour pouvoir faire leurs exercices dans un univers ludique.

Je vous conseille de choisir, pour commencer ma méthode, l’univers qui vous semble le plus adéquat avec les aspirations et les envies des enfants qui y participeront. Vous pouvez aussi choisir une méthode en fonction des saisons. Mais il n’y a pas d’ordre particulier pour débuter la méthode.

N’hésitez pas à me poser des questions.

Bonne journée


Bernadette Onnis.